Le peuple éléphants de Namibie
Parmi l'ensemble des animaux que j'ai pu photographier en Afrique, c'est probablement des éléphants dont je garde le souvenir le plus ému. Lorsque j'ai vu pour la première fois en 2014 un petit groupe de ces pachydermes dans leur milieu (c'était à la frontière entre la Namibie et le Botswana, ils pataugeaient joyeusement dans la rivière Chobe), j'ai tout de suite été subjugué par cet animal hors normes. Difficile d'expliquer en détail pourquoi, mais l'éléphant dégage une forme d'énergie qui m'a attiré comme un aimant. Ils sont si grands et pourtant si fragiles dans notre monde actuel, ils ont l'air si passifs et pourtant ils sont en permanence attentifs à la moindre vibration et à la moindre odeur, ils ont l'air d'être gentiment plantés dans le décor et pourtant ce décor ils le connaissent et le reconnaissent comme nulle autre animal. Depuis des générations, ils parcourent inlassablement les mêmes routes, dont ils retiennent par cœur chaque tracé, avec pour repères essentiels, les points d'eau dont ils ne peuvent se passer plus de trois jours d'affilée. Avec le développement des cités et des villages qui sont parfois venus s'implanter au beau milieu de ces autoroutes pour éléphants, des drames surviennent régulièrement, des humains et leurs animaux domestiques se font piétiner par ces mastodontes qui circulent aussi bien de jour que de nuit. Mais leur principal malheur c'est de porter sur eux les bien mal nommées "défense" qui sont l'objet d'un trafic immonde et pour lesquels ces pauvres éléphants paient chaque année un très lourd tribut qui, malgré une prise de conscience des pays concernés, ne diminue pas d'année en année. Cette page se veut donc être un hommage à ce mammifère terrestre aux proportions gigantesques qui tente de survivre dans notre monde moderne où le désir de quelques-uns (chasseurs et exploitants de l'ivoire) prend le dessus sur l'intérêt biologique de l'espèce et de la biodiversité dans son ensemble. En octobre-novembre 2016, j'ai eu la chance de pouvoir photographier de très nombreux éléphants, y compris les fameux "éléphants du désert" dont il subsisterait à peine 600 individus répartis depuis la frontière Angolaise formée par le fleuve Kunene et jusqu'à la rivière Hoarusib, à la limite sud du Damaraland. Un vrai moment magique fut la rencontre en fin de journée de plusieurs familles représentant largement plus de 100 individus, sur la rivière Kwando... En 2021, j'ai à nouveau eu la chance de croiser de nombreux éléphants, dans un premier temps au Botswana puis plus spécialement dans les lits de rivières asséchées du Kaokoland. Dans ces cas précis, il s'agissait d'éléphants du désert. La crise sanitaire a eu au moins un point positif, c'est que du fait de l'absence de touristes pendant plus d'un an, les animaux étaient très calmes, pas du tout stressé, ce qui m'a permis de les cotoyer de très près sans qu'aucun signe d'agressivité ne se manifeste de leur part. Les photos présentées actuellement ont été réalisées lors de mon dernier voyage en mai et juin 2021. Puisse cette page faire vivre au lecteur les frissons ressentis au moment de la prise de vue !
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